Nom de l’auteur/autrice :Fred

La conque d’argent de Bazas

Grégoire de Tours raconte en douze lignes qu’une femme venue des Gaules recueillit dans une conque d’argent le sang de saint Jean-Baptiste, et le porta jusqu’à Bazas. D’une seule phrase, une cité épiscopale a tiré quinze siècles de mémoire : une relique perdue sous les Normands, retrouvée en 1096 sous une colonne de marbre, convoitée par un pape, rachetée aux calvinistes. Il n’en reste qu’un bourreau sculpté sur un fronton.

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On a retrouvé le Mont Perdu !

On n’appelle pas une montagne le Mont Perdu sans raison : des vallées de Bigorre, on ne la voit pas, et il arrive qu’on se tienne devant elle sans la reconnaître. En août 1802, deux guides envoyés en simple reconnaissance montèrent jusqu’à sa cime, quatre jours avant le savant qui les commandait — et celui-ci en rapporta une poignée de cailloux noirs qui sentaient le cadavre.

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L’homme aux épingles

Hiver 1643-1644 : le blé vaut onze livres, une comète tombe sur l’Armagnac, et les villages font venir un homme aux épingles pour trouver la marque du diable sur leurs femmes. À Bourrouillan, une seule manque à l’appel. Catherine Dufaur ne se laissera pas visiter ; elle ira trouver le juge.

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Soult contre Wellington en Gascogne : la campagne oubliée de 1814

Au printemps de 1814, tandis que l’Empire se défaisait entre Marne et Seine, une autre guerre se livrait sur l’Adour, devant des villages dont nul ne retient plus le nom. Elle fut conduite par un maréchal à qui l’on avait pris le tiers de son armée et à qui l’on ordonnait de vaincre le double des forces adverses. Elle s’acheva par une bataille inutile et par une victoire remportée pour un souverain qui n’existait plus.

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La falaise aux visages

Au fond d’une vallée où la Garonne n’est qu’un torrent, une montagne de marbre habilla vingt siècles de gloire, du trophée d’Auguste aux bassins de Versailles. Mais les hommes qui l’entaillaient n’ont laissé qu’une falaise criblée de visages et des autels dressés à un dieu inconnu partout ailleurs : Erriape. Récit d’un sanctuaire enseveli et d’une mémoire de pierre.

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