Guerriers de Gascogne
Jean de Grailly
Un Gascon sous la guerre de Cent Ans
Aux Archives nationales dort un serment de prisonnier, scellé à Paris en septembre 1364. Un chevalier gascon y reconnaît que le roi de France lui avait assigné pour prison le Marché de Meaux, d’où il ne pouvait s’éloigner que d’une demi-lieue, et seulement entre le lever et le coucher du soleil. Six ans plus tôt, il était entré dans ce même Marché l’épée au poing, pour en délivrer les dames que menaçait la Jacquerie. Il se nommait Jean de Grailly, captal de Buch.
Du Léman à la mer de Buch
Les Grailly ne sont pas nés gascons ; ils le sont devenus. Leur nom vient de Grilly, au pays de Gex, non loin des rives du Léman, et c’est un seigneur de cette lignée savoyarde, Jean Ier de Grailly, qui passa au service des Plantagenêts. Sénéchal de Gascogne pour Édouard Ier à la fin du XIIIe siècle, il reçut en Guyenne des terres qui firent souche. Deux générations plus tard, le mariage de Pierre de Grailly avec Assalhide de Bordeaux, héritière des anciens seigneurs du lieu, fit passer à la famille le titre qui allait l’immortaliser : captal de Buch, premier seigneur de cette contrée de sable, de pins et d’eau qui entoure le bassin d’Arcachon et dont La Teste était le chef-lieu.
Jean III, celui dont nous parlons, est le fils de Jean II de Grailly et de Blanche de Foix. Par sa mère, il est le cousin germain de Gaston Fébus, comte de Foix et vicomte de Béarn, à peu près de son âge ; cette parenté pèsera sur toute sa vie. On le dit né vers 1330 ou 1331, sans que les sources consultées permettent d’en fixer ni le lieu ni le jour. Il porte, outre le captalat, les vicomtés de Benauge et de Castillon et tient à Bordeaux même la maison seigneuriale de Puy-Paulin. Édouard III en a fait l’un des premiers chevaliers de l’ordre de la Jarretière, fondé en 1348.
Siméon Luce, qui écrivait en 1876, tirait le mot captal du gascon cap, la tête, comme on disait La Teste. L’étymologie est séduisante ; on rattache plutôt aujourd’hui le mot au latin capitalis, « principal ». Le même Luce peint le captal courant le cerf dans ses forêts de pins, formé à l’école de Fébus, et rapporte que le Prince Noir n’exigeait de lui, pour toute redevance, que des lévriers et des faucons. Le portrait a le charme d’une enluminure, mais il n’est appuyé, dans les pages consultées, d’aucune pièce précise : nous le donnons pour ce qu’il est.
Poitiers, ou l’homme qui tourne la colline
Depuis 1337, les rois de France et d’Angleterre se disputent la souveraineté de l’Aquitaine. La Gascogne anglaise, celle des vins de Bordeaux et des barons de la lande, se bat pour son duc, qui est aussi roi à Londres, et les Grailly sont de ce parti depuis trois générations. Le 19 septembre 1356, sous Poitiers, le captal commande l’un des corps de l’armée du Prince Noir.
Au moment où la dernière bataille du roi Jean s’avance, il s’éloigne, avec la permission du prince, à la tête d’une soixantaine d’hommes d’armes et de cent archers. Le chroniqueur anglais Geoffroy le Baker rapporte que beaucoup, dans les rangs anglais, le crurent en fuite et se recommandèrent à Dieu. Il contourne la hauteur à couvert, reparaît sur les arrières du roi et fait flotter l’étendard de saint Georges ; pris en tenaille, les Français cèdent, et Jean le Bon est fait prisonnier.
Le Gascon rentre à Bordeaux dans le sillage d’un triomphe, puis s’embarque avec le prince et le roi captif pour l’Angleterre. De là, il gagne la Prusse, où l’on va combattre les païens aux côtés des chevaliers teutoniques.
Meaux, juin 1358 : les dames du Marché
Le royaume vaincu se défait. En mai 1358 éclate dans le Beauvaisis la révolte paysanne que l’on nommera la Jacquerie. Les manoirs brûlent ; les chroniqueurs rapportent le massacre de familles nobles, et Jean de Venette, qui n’a pourtant guère de tendresse pour la noblesse, condamne ces violences. À Meaux, la duchesse de Normandie, épouse du régent et future reine de France, la duchesse d’Orléans et nombre de dames se sont réfugiées dans le Marché, le quartier fortifié que la Marne sépare de la ville.
Fébus et le captal, revenant de Prusse, passent à Châlons quand la nouvelle les atteint. La trêve entre les deux couronnes leur laisse les mains libres ; ils accourent, avec quarante lances selon Froissart, et entrent dans la forteresse. Le 9 juin, une multitude d’insurgés, grossie de gens venus de Paris, se presse devant les portes. Froissart les compte neuf mille, chiffre que Jean Favier ramenait à environ un millier.
Les chevaliers sortent sous les bannières d’Orléans, de Foix et de Buch ; la foule mal armée se débande, et la poursuite tourne au carnage. On met ensuite le feu aux faubourgs de Meaux.
L’épisode est terrible, et il faut le regarder en face : la délivrance des dames et l’écrasement des Jacques furent un seul et même geste. Il fit pourtant la gloire du captal, et pour longtemps. Quatorze ans plus tard, Froissart s’en souviendra encore pour le définir comme un chevalier enclin à secourir dames et demoiselles, quel que fût leur parti.
Le trait mérite d’être retenu : les dames que Jean de Grailly vient délivrer appartiennent au camp ennemi. Dans la culture chevaleresque du XIVe siècle, fidélité politique, solidarité nobiliaire et devoir envers les femmes de haut rang ne coïncident pas toujours.
Au service du roi de Navarre
La paix des armes ne ramène pas la paix des campagnes. Le captal sert désormais aussi Charles de Navarre, dit le Mauvais, dont il est, selon les Grandes Chroniques que cite Roland Delachenal, le « cousin et très spécial ami ».
Le 18 novembre 1358, couvert par un sauf-conduit du régent obtenu pour se rendre à Mantes auprès du Navarrais, il se présente au petit jour devant le château de Clermont-en-Beauvaisis, en fait l’escalade et livre la ville au pillage. Delachenal, qui rapporte le fait, note en passant que les Gascons avaient la spécialité des escalades.
En 1360, on retrouve Jean de Grailly parmi les plénipotentiaires anglais de la paix de Brétigny.
Au printemps 1364, Charles le Mauvais, à qui du Guesclin vient de surprendre Mantes et Meulan, appelle le captal en Normandie. Jean de Grailly débarque à Cherbourg au début de mai, tandis qu’à Paris et à Saint-Denis on célèbre les funérailles du roi Jean, mort captif à Londres. Le nouveau roi, Charles V, doit être sacré à Reims le dimanche 19 mai.
Cocherel, 16 mai 1364
Le lundi 13 mai, la reine Blanche, sœur du roi de Navarre, donne en l’honneur du captal un grand dîner au château de Vernon. La reine Jeanne, veuve de Charles le Bel, y assiste. La Chronique des quatre premiers Valois rapporte que le roi de Navarre, à la prière du Prince Noir, avait promis sa main au Gascon et qu’au départ elle lui donna un baiser : « Moult plut celui baisier au captal. »
Le lendemain, il rassemble ses forces entre Vernon, Pacy et Évreux : environ sept cents lances, trois cents archers et cinq cents autres soudoyers. Autour de lui se presse une compagnie disparate : le chevalier anglais Jean Jouel, les capitaines des garnisons navarraises, le Bascon de Mareuil, ennemi juré de du Guesclin.
Le mercredi 15 au matin, sur la route, l’avant-garde croise un héraut d’Angleterre, Faucon, qui revient du camp français. Le dialogue, que Froissart disait tenir de Faucon lui-même, est l’un des plus vivants des Chroniques. Les Français sont quinze cents, toutes bonnes gens d’armes : du Guesclin et ses Bretons, le comte d’Auxerre, le vicomte de Beaumont, le maître des arbalétriers, l’Archiprêtre… et des Gascons.
Parmi eux se trouvent les gens du sire d’Albret — le sire lui-même étant alors à Paris —, Petiton de Curton, Perducas d’Albret, Amanieu de Pommiers et le soudic de la Trau. Le sang monte au visage du captal.
« Par le cap Saint-Antoine, Gascons contre Gascons s’éprouveront. »
Froissart, récit de Cocherel.
Voilà peut-être la vérité la plus profonde de Cocherel : bataille de Normands, de Bretons, d’Anglais et de Navarrais, elle fut aussi une querelle de Gascons entre eux.
Le captal ignore si du Guesclin, qui a passé la Seine à Pont-de-l’Arche, menace Évreux, Pacy ou Vernon. Il choisit une position à égale distance des trois : la colline escarpée qui domine le village de Cocherel, sur la rive droite de l’Eure, là où un pont reliait les deux tronçons d’une très ancienne route de Vernon à Évreux.
Du Guesclin, averti dans l’après-midi par ses éclaireurs, vient camper entre l’Iton et l’Eure, appuyé à l’abbaye de la Croix-Saint-Leufroy. La rivière seule sépare les deux armées.
Le jeudi 16, dès le point du jour, le vétéran de Poitiers semble vouloir refaire Poitiers. Il fait mettre pied à terre à ses gens, relègue chevaux, bagages et valets dans un petit bois et range sur la hauteur trois corps d’environ quatre cents hommes : Jean Jouel avec les Anglais et leurs archers, lui-même avec les chevaliers normands du parti navarrais, le Bascon de Mareuil avec les compagnies.
Au lieu le plus en vue, dans un fort buisson d’épines, il plante son pennon, gardé par soixante armures de fer : un point de ralliement pour le cas où la mêlée disperserait les siens.
En face, les seigneurs français tiennent conseil. Ils offrent le commandement au comte d’Auxerre, le plus haut en naissance ; Jean de Chalon refuse et veut combattre en simple compagnon. On choisit alors du Guesclin, et le cri sera « Notre-Dame, Guesclin ! ».
Le Breton passe le pont et offre la bataille ; le captal ne bouge pas. La matinée s’avance. La faim et la chaleur accablent des hommes enfermés dans leurs armures, et forcer la colline serait recommencer la faute du roi Jean à Poitiers. Du Guesclin ordonne alors à ses gens de retourner sur leurs pas, avec armes et bagages, vers l’autre rive.
Le retrait français n’est qu’une feinte. Jean de Grailly la comprend. Jean Jouel, lui, croit voir l’ennemi s’échapper. Toute la bataille va se jouer dans les quelques instants qui séparent ces deux lectures.
Le piège de Cocherel
- 1 — Tenir la hauteurLe captal garde l’avantage du terrain et refuse de descendre.
- 2 — Feindre le départDu Guesclin fait repasser ses hommes comme s’il renonçait au combat.
- 3 — Rompre la positionJouel croit à la fuite ; son mouvement entraîne Jean de Grailly vers le bas.
- 4 — Frapper l’arrièreLa réserve montée revient sur les Anglo-Navarrais et transforme la mêlée en déroute.
Sur la colline se joue alors le drame d’un homme. Jean Jouel croit l’ennemi en fuite et presse son chef de descendre. Le captal a vu Poitiers ; il reconnaît la ruse.
« Ils ne le font que par malice et pour nous attirer. »
Froissart, parole attribuée au captal à Cocherel.
Mais Jouel s’élance au cri de saint Georges. Le captal ne peut laisser un compagnon combattre seul :
« Messire Jean Jouel ne se combattra point sans moi. »
Froissart, récit de Cocherel.
L’honneur fait descendre la colline que la prudence commandait de tenir.
Les Français font volte-face, et la mêlée s’engage aux abords du pont avec une fureur inouïe. Jouel, blessé à mort par Olivier de Mauny, est fait prisonnier ; Jacques Plantin tombe ; Robert Chesnel se rend. Mais la ligne anglo-navarraise tient comme un mur. Le vicomte de Beaumont, Baudouin d’Annequin, maître des arbalétriers, les seigneurs de Béthencourt et de Villequier meurent en voulant l’enfoncer, et les Français commencent à plier.
C’est alors que le captal entend retentir sur ses arrières un grand galop : environ deux cents Bretons montés, tenus jusque-là en réserve, chargent en queue. Le Bascon de Mareuil se fait tuer en défendant le pennon, et l’armée navarraise se débande. Il ne reste guère que cinquante hommes d’armes autour du captal, qui lutte jusqu’à être jeté à terre.
Selon l’acte conservé dans les pièces de cette affaire, il se rend à un écuyer breton, Roland Bodin.
Froissart raconte pourtant autrement. Chez lui, ce sont des Gascons du parti français qui ont eu l’idée de la feinte, des Gascons qui ont chargé, des Gascons qui ont enlevé le captal au milieu des siens. Luce a montré d’où pouvait venir cette version : le chroniqueur la tenait du héraut Faucon, familier de la cour de Bordeaux, et l’avait recueillie en 1366 et 1367, alors que plusieurs de ces Gascons « français » de Cocherel étaient redevenus anglais. Luce qualifie sans ménagement le récit d’« amusante gasconnade ». L’acte par lequel le captal reconnaît avoir été pris par Roland Bodin donne, sur ce point précis, raison à l’historien.
Près d’un quart de siècle plus tard, à Orthez, chez Fébus, le vieux routier Bascot de Mauléon racontera encore à Froissart qu’il avait servi à Cocherel « le captal, mon maître » et qu’il y fut pris par un sien cousin de la charge de « messire Aymemon de Pommiers ». Le rapprochement avec l’Amanieu de Pommiers présent à Cocherel est tentant, mais l’identification n’est pas suffisamment assurée pour être affirmée sans réserve.
Gascons contre Gascons, jusque dans les parentés.
Les vainqueurs n’ont perdu, selon Luce, que trente ou quarante hommes d’armes ; les vaincus huit cents, tués ou pris. L’Archiprêtre Arnaud de Cervole avait quitté le champ dès le début de l’action, prétextant ses parents gascons de l’autre camp.
Le samedi 18 mai, à Reims, la veille de son sacre, Charles V reçut la nouvelle de la victoire.
Le prisonnier du Marché de Meaux
C’est ici que l’histoire se referme sur elle-même. Roland Bodin a cédé au roi ses droits sur son prisonnier, et le roi a fixé la « demourance » du captal au Marché de Meaux, celui-là même qu’il avait défendu contre les Jacques.
Le serment de septembre 1364 en règle le détail : Jean de Grailly pouvait aller et venir « de jours entre deux solaus », jusqu’à une demi-lieue alentour, à condition que chaque soir, avant le coucher du soleil, il fût rentré dans le Marché.
Autorisé ensuite à passer en Angleterre, il en revient comme promis. La reine Jeanne l’ayant prié de venir la voir à Château-Thierry, il obtient de tenir désormais prison à Paris. Et s’il manquait à sa foi, il consentait que ses armes fussent tournées sens dessus dessous : l’écu renversé du parjure.
L’intercession des reines Jeanne et Blanche lui rend bientôt la liberté ; Charles V lui donne le château de Nemours, dont le revenu est estimé à trois mille francs. Le captal fait hommage au roi de France, puis y renonce.
Il retrouve le Prince Noir, commande l’une des batailles anglaises à Nájera, en Castille, le 3 avril 1367, où du Guesclin est pris à son tour, et succède à Jean Chandos comme connétable d’Aquitaine.
Soubise et la tour du Temple
Dans la nuit du 22 au 23 août 1372, la dame de Soubise, assiégée à l’embouchure de la Charente, appelle au secours. C’est à ce propos que Froissart se souvient du Marché de Meaux : le captal répond aux messagers de dire à leur dame « qu’elle se conforte ».
Il surprend de nuit les assiégeants. Mais la flotte d’Yvain de Galles remonte la Charente avec des renforts et retourne la situation. Le Gascon, combattant à la hache selon la Chronique des quatre premiers Valois, finit par se rendre à un écuyer picard que les textes nomment Pierre d’Anviller ou d’Auvilliers.
Cette fois, Charles V ne le rendra pas.
En 1374, Froissart montre encore Édouard III espérant échanger le comte de Saint-Pol contre « ce grand capitaine et bon chevalier monseigneur le captal de Buch », alors détenu dans la tour du Temple à Paris. Le roi de France refuse. À ses yeux, remettre Jean de Grailly en circulation, même contre une rançon prestigieuse, reviendrait à rendre à l’adversaire l’un de ses meilleurs capitaines.
Froissart raconte que Charles V aurait accepté de le libérer s’il se tournait définitivement du côté français. Enguerrand de Coucy proposa ensuite une condition plus étroite : que le captal jure de ne plus porter les armes contre le royaume de France. Jean de Grailly demanda à réfléchir.
C’est ici que le récit prend une couleur presque tragique. Selon Froissart, le prisonnier fut saisi de mélancolie, cessa de boire et de manger, s’affaiblit et mourut dans sa prison. Le chroniqueur ne rattache pas cette fin à la mort du Prince Noir : cette relation, rencontrée dans des récits plus tardifs, ne peut donc être retenue comme le témoignage de Froissart.
La date traditionnellement retenue est le 7 septembre 1376. Jean de Grailly mourait sans postérité légitime, laissant ses terres à son oncle Archambaud.
Quant à sa sépulture, la prudence s’impose. Froissart rapporte que Charles V lui fit faire des obsèques honorables. La tradition historiographique hésite ensuite entre Paris et les Cordeliers de Bordeaux, où le captal aurait demandé dans son testament de 1369 à être enseveli. Le testament lui-même n’ayant pas été directement contrôlé ici, la question reste ouverte.
Il avait été, au Marché de Meaux, le chevalier qui délivre les dames ;
il y fut aussi l’homme qui doit rentrer avant la nuit.
Le dernier soleil de 1376 se coucha sur lui entre les murs du Temple,
et il n’y avait plus de demi-lieue à parcourir.
Sources & bibliographie
Froissart (Jean), Chroniques, éd. Siméon Luce, Paris, Société de l’histoire de France, t. V (1356-1360), 1874, p. 103-106 et 324-327. — Secours du Marché de Meaux par Fébus et le captal ; appareil critique et sommaire de l’éditeur.
Froissart (Jean), Chroniques, éd. Siméon Luce, t. VI (1360-1366), Paris, Société de l’histoire de France, 1876. — Cocherel ; libération du captal par l’entremise des reines Jeanne et Blanche ; don de Nemours.
Froissart (Jean), Chroniques, éd. G. T. Diller, Genève, Droz, livre I, t. III, p. 306-307. — Dialogue du captal à Cocherel ; références contrôlées à travers le mémoire de Matthieu Nicolas et confrontées au texte parallèle de l’édition Luce.
Froissart (Jean), Les Chroniques de sire Jean Froissart, éd. J. A. C. Buchon, Paris, Desrez, 1835, t. I, livre I, partie II, chap. CCCLIII, p. 647-649 ; chap. CCCXCII, p. 712-713 ; livre III, chap. XVI. — Soubise ; captivité et mort du captal au Temple ; témoignage du Bascot de Mauléon.
Luce (Siméon), Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époque. La jeunesse de Bertrand (1320-1364), Paris, Hachette, 1876, chap. XIV, p. 433-453 ; pièce justificative LXI, p. 600-603. — Récit critique de Cocherel ; serment de prisonnier de septembre 1364 (Archives nationales, J 616, n° 6).
Chronique des quatre premiers Valois (1327-1393), éd. Siméon Luce, Paris, Société de l’histoire de France, 1862, p. 145-147. — Dîner de Vernon ; Cocherel ; épisode de Soubise.
Delachenal (Roland), Histoire de Charles V, t. II (1358-1364), Paris, Picard, 1909, p. 151-152, 197 et 359. — Prise de Clermont-en-Beauvaisis ; Jean de Grailly négociateur à Brétigny ; appel du roi de Navarre en 1364.
Nicolas (Matthieu), La dynastie des Grailly : une famille noble au cœur de la guerre de Cent Ans, mémoire de master 2, dir. Sophie Cassagnes-Brouquet, université Toulouse II – Jean-Jaurès, 2017, p. 1-22. — Origines de la famille ; Poitiers d’après Geoffroy le Baker ; Meaux ; Cocherel et Soubise d’après l’édition Diller de Froissart.
Babinet (Léon), Jean III de Grailly, captal de Buch, connétable d’Aquitaine, 1896. — Étude ancienne consacrée au captal et à sa tradition biographique.
Blanchard-Dignac (Denis), Le captal de Buch, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, 2011. — Synthèse biographique moderne.
The National Archives, Kew, SC 8/222/11067, pétition d’Archambaud de Grailly, vers 1378. — Héritage de la maison de Puy-Paulin à Bordeaux.
British Library, Stowe MS 594, f. 8v, William Bruges’ Garter Book, vers les années 1430. — Représentation de Jean de Grailly, captal de Buch.
Note de méthode. Les chroniqueurs médiévaux donnent parfois des versions divergentes des mêmes événements, notamment pour les effectifs et la bataille de Cocherel. Lorsque les témoignages ou l’historiographie ne permettent pas de trancher, ces divergences ont été conservées plutôt qu’effacées.
