Cadillac l’homme qui se fit un nom
De Saint-Nicolas-de-la-Grave au Détroit, d’un acte de naissance modeste à une marque mondiale : l’étrange destin d’Antoine Laumet, devenu Lamothe-Cadillac.
Un nom. Il y en a qui le portent comme un boulet, d’autres comme les fils de… La plupart d’entre nous n’y voient qu’une simple filiation. Et il y en a d’autres qui s’en font un, au sens littéral du terme et, par une de ces facéties dont elle s’amuse parfois, la postérité donne une résonance mondiale. Tel est le cas de notre héros.
Le fils du juge
Saint-Nicolas-de-la-Grave se présente lui-même comme un village de caractère situé au carrefour historique du Quercy, de la Gascogne et de la Guyenne. Il y a déjà, dans cette présentation, toute de carrefours, comme une sorte de confusion géographique, avec, en outre, son château dit de Richard Cœur de Lion, le plus angevin des Plantagenêts, le plus français des Anglais.
Le village tient sur une terrasse de la rive gauche, à l'endroit précis où la Garonne reçoit le Tarn. C'est la dernière avancée de la Lomagne : derrière le village, les coteaux gascons montent par vagues vers Lectoure ; devant, au-delà des eaux mêlées, commence l'autre rive. Le bourg s'ordonne autour de sa halle à cornières, sous le clocher de brique ; il appartient depuis le Moyen Âge à l'abbaye de Moissac, dont il est l'une des possessions de plaine, et c'est de l'abbaye que descendent ses juges, ses coutumes et son château.
C'est dans cette justice d'abbaye que sert Jean Laumet. Avocat au parlement de Toulouse, originaire de Caumont, il est nommé lieutenant du juge de Saint-Nicolas en 1652, puis juge en 1664. Il a épousé Jeanne Péchagut, fille d'une famille de propriétaires du lieu. Le 5 mars 1658, le curé porte sur le registre paroissial le baptême d'un de leurs fils, Antoine. Antoine Laumet : le patronyme promet toute une vie d’obscurité, une sécheresse à l’instar de l’acte qui la porte.
L'enfant grandit entre le greffe et la halle, dans cette bourgeoisie de robe avec juste ce qu'il faut d'équivoque pour toucher à la noblesse sans jamais y atteindre. Du côté de Bardigues, sur le coteau d'en face, les terres portent les noms du baron de Lamothe, seigneur de Cadillac, de Launay et du Moutet, conseiller au parlement où plaide Jean Laumet. Le petit Antoine ne sait pas encore qu’il tient là sa destinée.
Des vingt-cinq premières années de son existence, rien ne subsiste que ce qu'il en a dit lui-même : des études, des campagnes, un régiment... Le temps de l’apprentissage de la vie, des amours éphémères et des premières désillusions. Quand on le retrouve, en 1683, il vient de débarquer en Acadie. Un monde sans mémoire pour un homme sans passé.
Un monde neuf pour un homme qui peut y réinventer son passé.
La fabrique du nom
L'Acadie, vers 1683, est une colonie de lisière — et une colonie qui ne sait pas bien à qui elle est. Prise par les Anglais en 1654, rendue à la France par le traité de Breda en 1667, elle n'a changé de main pour de bon qu'en 1670, et encore : l'ancien gouverneur anglais s'est fait prier deux années durant avant de lâcher une terre qu'il trouvait rentable. Quand le roi en reprend enfin possession, il y trouve quatre cents Acadiens dispersés le long des marais, accoutumés depuis une décennie à n'obéir à personne, et la consigne d'empêcher les pêcheurs de la Nouvelle-Angleterre de venir tendre leurs filets dans la baie. Un pays, en somme, qui avait déjà bien du mal à défendre son propre nom.
Car c'est une colonie sans ville. Quelques centaines de familles le long des marais endigués, Port-Royal pour capitale — un fort, une église, des maisons de bois au fond d'un bassin —, des navires de Saint-Malo et de La Rochelle qui passent avec les saisons, et la Nouvelle-Angleterre à deux jours de mer, plus proche et plus riche que le lointain Québec dont l'Acadie relève en principe et qu'elle contourne en pratique, écrivant tout droit à Versailles. On y endigue la mer pour faire lever le blé, on y trappe le castor, on y sale la morue, on y court la côte. Autant dire que la France est lointaine, très lointaine…
Le jeune homme qui débarque dit s'appeler Antoine de Lamothe. Il se marie le 25 juin 1687, à Québec, devant notaire et devant Dieu, avec Marie-Thérèse Guyon. L'acte de mariage porte :
« Antoine de la Mothe, écuyer, sieur de Cadillac, âgé d'environ 26 ans, fils de M. Jean de la Mothe, seigneur dudit lieu de Cadillac, de Launay et de Montet, conseiller au parlement de Toulouse, et de dame Jeanne de Malenfant. »
Dans une société où le nom dit tout de vous, il faut porter un patronyme à la mesure de ses ambitions. Mais celui de notre héros nous rappelle quelque chose, comme les souvenirs tendres d’une terre aussi lointaine… ou plutôt la sécheresse d’un relevé cadastral des lieux où il a grandi. Il n’y a que pour le nom de sa mère : au nom de Péchagut qui sonnait par trop roturier et connu à trente lieues de Toulouse, notre héros choisira celui de Malenfant. Un peu d’imagination que diable !
Le pari du Détroit
Un nom bien porté mène loin, pourvu qu'on le porte vers l'ouest. Le sieur de Cadillac quitte l'Acadie ruinée par les Anglais et remonte vers Québec, où sa connaissance des côtes ennemies vaut de l'or — il l'a acquise, il est vrai, en des compagnies qu'un gentilhomme n'avoue pas toutes. Le gouverneur Frontenac, qui s'y connaît en hommes utiles, le prend en estime. En 1694, voilà notre écuyer commandant de Michillimackinac, le plus grand poste des pays d'en haut, là où le lac Huron touche le lac Michigan, là où passent toutes les fourrures du continent.
Michillimackinac est un comptoir, une mission et un entonnoir : des canots par centaines, des nations entières venues traiter, des Jésuites qui veillent sur les âmes et un commandant qui veille sur le castor. L'eau-de-vie circule entre les deux ; chacun défend son ordre du monde, les pères celui de Dieu, Cadillac celui du commerce, et les mémoires qu'ils s'échangent par-dessus l'Atlantique sont d'une plume également trempée. Le commandant s'y enrichit et y conçoit une idée plus grande que le poste.
L'idée est simple et elle est immense : tout déplacer. Fermer les postes éparpillés, et rassembler en un seul lieu le commerce, les garnisons et les nations alliées — sur le détroit qui joint le lac Érié au lac Huron, verrou de tout l'Ouest. Il traverse l'océan pour la vendre lui-même à Versailles, au ministre Pontchartrain, avec cet aplomb qu’on lui connait : le plan est bon ou mauvais, écrit-il en substance, s'il est bon qu'on le fasse, s'il est mauvais qu'on le lui dise. On le trouve bon. On lui donne cent hommes.
Le 24 juillet 1701, les canots venus par la rivière des Outaouais débouchent sur le détroit. On trace une palissade, on bénit une chapelle dédiée à sainte Anne, on baptise le tout fort Pontchartrain du Détroit — du nom du ministre qu'il fallait flatter, et de celui du lieu, ce passage resserré entre le lac Érié et les lacs d'en haut que les Français appelaient simplement le détroit. Mais des deux moitiés du nom, c'est la plus humble qui devait durer : le ministre s'effacerait, le détroit resterait. La ville née là ne s'appellerait jamais Pontchartrain — elle s'appellerait Détroit.
L'année suivante, Marie-Thérèse Guyon fait à son tour le voyage. Le fils du juge de Saint-Nicolas tient désormais, au milieu du continent, une ville à lui : il en concède les lots, en taxe le commerce, en gouverne les habitants et les alliances. L'acte de Québec l'avait fait seigneur de terres qu'il n'avait pas ; quatorze ans plus tard, il a fini par bâtir la seigneurie qui manquait au titre. C'est une probité à rebours, mais c'en est une.
Détroit grandit, et les ennemis du commandant grandissent avec elle : les Jésuites, dont son Détroit achève de vider les missions du Nord, ne désarment pas ; les marchands de Montréal voient leurs fourrures passer ailleurs, la Compagnie compte ce qu'il gagne. Lui taxe, vend, plaide et prospère, persuadé que la fortune est une place qui se tient. Il a des raisons de le croire : elle lui a tout cédé jusqu'ici. La Roue de Fortune, pourtant, n'est pas faite pour s'arrêter en haut.
Plus Cadillac monte, plus ceux qui comptent ses profits commencent à compter ses ennemis.
La chute
Les fortunes bâties sur des équivoques ont ceci de particulier qu'elles attirent les vérificateurs. Ceux de Cadillac s'appellent intendants, commissaires, marchands de Montréal et gouverneur de Québec ; ils comptent, et leurs comptes ne sont jamais les siens. Car à Détroit, le commandant ne commande pas : il règne. Il taxe les concessions, afferme les permis de traite, vend l'eau-de-vie aux nations et les fourrures au plus offrant — et l'on murmure que le plus offrant, parfois, parle anglais.
Dès 1704, les plaintes remontent à Québec, et avec elles l'accusation de trafic d'alcool et de pelleteries. On le rappelle, on l'emprisonne quelques mois, le temps d'instruire. Mais comment vérifier les comptes d'un homme dont les livres ont brûlé ? Un incendie avait justement, l'année précédente, réduit en cendres le fort et tous ses registres. Cadillac plaide comme il ment, c'est-à-dire mieux que personne : il sort blanchi en 1705, et mieux que blanchi. Le roi lui confirme ses pouvoirs, lui laisse la propriété du poste et le monopole des fourrures. On l'avait fait descendre pour le juger ; il remonte propriétaire de sa ville. Le voilà au sommet exact de la Roue.
Le sommet, malheureusement, est l'endroit d'où l'on voit le mieux les fissures. Détroit avait été promis à Versailles comme la clef de l'Ouest, le lieu où se nouerait l'alliance des nations contre l'Anglais ; or l'alliance ne se noue pas, les peuples qu'il a rassemblés se jalousent et se déchirent, et les fourrures, au lieu de descendre vers Montréal, prennent tout droit la route de New York. Le poste enrichit son maître, et à peu près personne d'autre.
Cadillac, lui, voit plus grand encore : il demande qu'on érige les pays d'en haut en gouvernement séparé, dont il serait le chef. C'en est trop pour Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, qui n'entend pas qu'on taille une principauté dans son gouvernement et emploie à le contrer toute son énergie. Les mémoires qui partent pour Versailles ne parlent plus de tonneaux d'eau-de-vie, mais d'un homme qui se conduit en vice-roi. En 1708, le commissaire envoyé sur place pour y voir clair, Daigremont, en rapporte un réquisitoire en règle. L'année suivante, on ramène les troupes à Montréal. La Roue, cette fois, ne remontera pas.
Restait au ministre un embarras. Pontchartrain avait soutenu Détroit, défendu le projet, signé les concessions ; abattre Cadillac, c'eût été reconnaître que tout cela n'avait rien valu, et l'on n'abat pas volontiers ce qu'on a soi-même élevé. Il choisit donc cette élégance des cours qui consiste à promouvoir ce qu'on ne peut punir. En 1710, le sieur de Cadillac est nommé gouverneur de la Louisiane : un titre plus grand pour un exil plus loin. Et l'on remet Détroit à un officier réputé médiocre, dans l'espoir à peine voilé que la colonie, privée de son inventeur, dépérisse d'elle-même. Détroit lui est retiré dans le geste même qui l'élève ; il ne reverra jamais sa ville.
La Louisiane qu'on lui confie n'est d'ailleurs plus tout à fait au roi : ses caisses étant vides, Versailles vient d'affermer le commerce de la colonie entière au financier Antoine Crozat, le plus riche particulier de France, à charge pour le gouverneur de faire fructifier la ferme. Cadillac prend son temps, repasse par la France, s'entretient avec son nouveau maître, et ne paraît dans sa capitale, Mobile, qu'en 1713 : quelques centaines de colons fiévreux entre les sables et les marais, des magasins vides, et l'ordre d'y trouver des mines.
Il y trouve surtout Bienville. Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville a vingt ans de moins et vingt ans d'avance : frère du grand d'Iberville, il a exploré le fleuve, fondé Mobile, commandé la colonie presque sans interruption depuis ses débuts — et il s'attendait à la gouverner en titre. À la place, on lui envoie un Gascon de soixante ans qui débarque en propriétaire et le rétrograde en subordonné.
Tout les oppose : l'enfant du pays et l'homme du ministre, le local et le métropolitain, celui qui connaît les nations indiennes et celui qui connaît les bureaux. La colonie se range en deux camps, les dépêches partent par paires vers Versailles, chacune défaisant l'autre. Le gouverneur, fidèle à sa méthode, plaide ; mais Bienville est chez lui, et la Louisiane n'est pas un tribunal de Québec. Quant au reste de sa charge, le fondateur de Détroit, qui avait vendu un rêve à Versailles, refuse cette fois d'en acheter un seul : ses rapports décrivent un pays sans blé, sans or et sans avenir, d'une plume si méchante qu'elle fait le tour des bureaux. Il cherche pourtant les mines promises, remonte jusqu'aux Illinois, creuse, et rapporte un peu de plomb là où Crozat attendait l'argent du Mexique. En 1716, le financier obtient son rappel.
Il rentre dans une France qui change de mains et de folie. Le Régent a confié les finances du royaume à un Écossais joueur et génial, John Law, qui entreprend de payer les dettes de Louis XIV avec du papier : une banque d'abord, puis, en 1717, une Compagnie d'Occident qui reçoit le privilège de cette même Louisiane que Crozat, ruiné par elle, vient de rendre. Pour vendre ses actions, la Compagnie vend un pays : estampes, gazettes et prospectus peignent aux épargnants un Mississippi ruisselant d'or, de soie et de terres grasses. C'est ici que notre homme commet la seule faute de sa carrière : il dit la vérité.
Le vieux gouverneur répète dans Paris ce que ses dépêches répétaient au ministre — que la Louisiane ne vaut rien. Il l'avait écrit impunément tant que cela ne coûtait qu'à Crozat ; il le dit au moment précis où Law a besoin qu'elle vaille tout. En septembre 1717, le sieur de Cadillac et son fils entrent à la Bastille. Quelques mois de forteresse, sans procès, le temps que les actions montent. Puis la liberté ; puis — le royaume a de ces délicatesses — la croix de Saint-Louis. On embastille le témoin, on décore le chevalier : c'était au fond lui rendre la monnaie de son acte de Québec, où le faux et l'authentique faisaient déjà si bon ménage.
Le retour à la Garonne
On rentre rarement de si loin pour si peu. En 1723, libre, réhabilité, décoré, le chevalier de Lamothe-Cadillac achète la charge de gouverneur de Castelsarrasin, à trois lieues de son clocher natal. La charge rapporte cent vingt livres par an. Le fondateur de Détroit, qui avait régné sur le quart d'un continent, concédé des îles et taxé des nations, finit gouverneur d'une bastide à cent vingt livres l'année, dans le pays même qu'il avait quitté pour ne pas y rester juge.
La Roue avait fait un tour complet et l'avait reposé presque à son point de départ — d'un cran plus bas que le greffe paternel, et infiniment plus haut, car il rapportait un titre, une croix et une histoire.
Encore n'y demeure-t-il guère. Ses affaires le retiennent à Paris, où il plaide toujours pour ses droits sur ce Détroit qu'il ne reverra pas ; il vit par intermittence dans l'hôtel d'un notable de Castelsarrasin, gouverneur absent d'une ville où il dort peu. Le 16 octobre 1730, vers minuit, il y meurt, à soixante-douze ans. On l'ensevelit dans une chapelle de l'église des Carmes. La pierre n'a pas traversé les siècles ; on ne sait plus aujourd'hui, à Castelsarrasin, où repose exactement le fondateur de Detroit.
Il était promis à l’oubli de ces aventuriers passés un temps de l’obscurité à la lumière. Mais la postérité vous joue de ces tours parfois…
Saint-Nicolas-de-la-Grave → Détroit → Louisiane → Paris → Castelsarrasin.
La Roue avait accompli son tour.
Du blason
à la marque
En 1701, Cadillac avait pris les armoiries d'un baron de Bardigues pour s'en faire une noblesse. En 1902, des industriels de Detroit reprirent son nom et ces mêmes armoiries pour donner une identité à leur automobile.
Quand un nom inventé devient mondial
Nous sommes à la toute fin du XIXe siècle. La ville de Détroit, spécialisée dans le bois et la fabrication des chariots pour les migrants partis à la conquête de l’Ouest, a fait fortune. Mais déjà, en ce siècle de progrès fulgurant, une nouvelle invention a fait son apparition : l’automobile. Des entrepreneurs, sous la direction de Henry Leland décident de lancer leur propre usine : ce sera la Detroit Automobile Company. En 1902, l’étude est achevée et le premier véhicule industrialisable sort de l’usine. Mais quel nom lui donner ? L’année précédente, on a fêté le bicentenaire de la naissance de la ville et on s’est rappelé qu’elle avait été fondée par un Français, un certain Antoine de Lamothe Cadillac.
En 1701, Cadillac avait pris les armoiries d'un baron de Bardigues pour s'en faire une noblesse ; en 1902, à Detroit, des industriels de l'automobile prirent le nom de Cadillac et ces mêmes armoiries pour en faire une marque — un blason d'emprunt repassant à un nouvel emprunteur, deux cents ans plus tard, sans que personne se souvînt du coteau de Lomagne où tout avait commencé.
Une marque automobile est née et portera ce nom à une renommée mondiale. Détroit deviendra Motor City, la ville capitale de l’industrie automobile, de la réussite de l’Amérique industrielle.
En 1972, des historiens de Detroit rachetèrent la maison où était né Antoine Laumet ; on en fit un musée. Aujourd'hui, des Osages viennent parfois à Saint-Nicolas-de-la-Grave, sous la halle à cornières, saluer la mémoire d'un homme qui avait su, mieux que personne, se faire un nom.
Il avait emprunté un nom pour devenir gentilhomme. Deux siècles plus tard, l’Amérique emprunta ce même nom pour en faire un symbole du luxe.
Notice bibliographique
Antoine Laumet, dit de Lamothe-Cadillac — Saint-Nicolas-de-la-Grave, 1658 ; Castelsarrasin, 1730.
Ouvrages
- René Toujas, Le Destin extraordinaire du Gascon Lamothe-Cadillac, fondateur de Détroit, Montauban, Ateliers du Moustier, 1974, 61 p.
- Agnes C. Laut, Cadillac, Knight Errant of the Wilderness, Indianapolis, Bobbs-Merrill, 1931. Biographie hagiographique, utile comme témoin de la légende dorée.
- Jean Boutonnet, Lamothe-Cadillac, le Gascon qui fonda Détroit, 1658-1730, Éditions Guénégaud, 2001. Référence relevée en catalogue, à vérifier de visu.
- Jean Maumy, Moi, Cadillac, gascon et fondateur de Détroit, Toulouse, Privat, 2002. Référence à vérifier.
- Marcel Giraud, Histoire de la Louisiane française, Paris, PUF, à partir de 1953. Pour la période louisianaise ; tome et pagination à préciser.
Études
- Yves F. Zoltvany, « Laumet, dit de Lamothe Cadillac, Antoine », Dictionnaire biographique du Canada, t. II, 1701-1740, Québec / Toronto, Presses de l'Université Laval / University of Toronto Press.
- Jean Delanglez, série de six études sur Cadillac parues dans Mid-America, Chicago, 1944-1951. Travail critique fondateur ; titres et tomaisons exacts à compléter.
- Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne : mentions éparses de Cadillac et de sa parenté maternelle Péchagut ; dépouillement à poursuivre.
Sources anciennes
- Acte de baptême d'Antoine Laumet, registre paroissial de Saint-Nicolas-de-la-Grave, 5 mars 1658.
- Acte de mariage d'Antoine de Lamothe et de Marie-Thérèse Guyon, Québec, paroisse Notre-Dame, 25 juin 1687.
- Correspondance et mémoires de Lamothe-Cadillac, Archives nationales d'outre-mer, fonds des Colonies ; séries à préciser : C11A et C11E pour le Canada et les Pays d'en haut, C13 pour la Louisiane.
- Cyprien Tanguay, Dictionnaire généalogique des familles canadiennes, Montréal, 1871-1890.
- Milo M. Quaife, éd., édition des mémoires de Cadillac, 1947 ; titre exact à vérifier, vraisemblablement The Western Country in the 17th Century.
Le ministre « Pontchartrain » de 1701 : les sources hésitent entre Louis Phélypeaux — le père, chancelier dès 1699 — et son fils Jérôme, comte de Pontchartrain, alors secrétaire d'État à la Marine ; c'est ce dernier qui approuva le projet de Détroit.
Date de la mort : 15 octobre 1730 selon le Dictionnaire biographique du Canada et l'Encyclopédie canadienne ; 16 octobre selon d'autres sources — mort « vers minuit », ce qui peut expliquer l'écart d'un jour.

