De Pau au trône de Suède
Bernadotte…ce nom a résonné durant durant mon enfance comme celui d’une massive caserne, Place de Verdun à Pau. La taille du bâtiment disait toute l’importance de l’armée française au XIXe siècle. Les escaliers larges et usés la longue pratique de soldats affairés et depuis longtemps disparus. Un vague souvenir de longs couloirs, de bureaux d’un autre âge…À cette époque, elle abritait un service qui s’appelait le BCAAM (Bureau central d'archives administratives militaires). Les anciens combattants étaient nombreux, très nombreux. Il y avait eu, après la Seconde guerre mondiale, les guerres d’Indochine et d’Algérie. Mais, je m’égare dans mes souvenirs qui m’éloignent du jet principal de mon article consacré au Palois célèbre qui donna le nom à cette caserne : Bernadotte.
Des pierres venues du Nord
Il y a, au château de Pau, des objets que le visiteur frôle sans les voir, tant la mémoire d’Henri IV occupe toute la place: une cheminée de porphyre vert, une table de mosaïque de marbre, une autre de porphyre rose, et, au pied des tours, deux grands vases de forme Médicis taillés dans cette pierre sombre que la Rome impériale réservait à ses maîtres. Ils ne viennent ni de Navarre ni de Versailles. Ils ont traversé la Baltique. Un roi de Suède les a envoyés au palais de sa ville natale, et la pièce où l’on installa la cheminée prit le nom de salon Bernadotte.
C’est par eux que Gustave Bascle de Lagrèze ouvrait, en 1855, le chapitre qu’il consacrait au «Béarnais roi de Suède et de Norvège» dans son histoire du château. Le magistrat palois ne cachait pas son embarras: pour tenir la plume de l’historien, avouait-il, il faudrait être impartial, et la reconnaissance qu’il devait à Charles-Jean l’en empêchait. Sa famille était alliée à celle du roi ; il avait connu ses contemporains, recueilli leurs récits, lu ses lettres. Il faut donc le lire comme on écoute un témoin ému: avec gratitude pour ce qu’il a sauvé, avec prudence pour ce qu’il admire. Mais il avait raison sur un point, qu’il formula avec l’orgueil d’un Béarnais: si le Béarn ne donnait plus de rois à la Navarre et à la France, il en donnait encore à la Suède et à la Norvège.
il y eut simplement « Titou ».
Titou, fils du procureur
Jean-Baptiste Bernadotte naquit à Pau le 26 janvier 1763 et fut baptisé le lendemain. L’acte, conservé aux Archives des Pyrénées-Atlantiques, le dit fils légitime d’Henry Bernadotte, procureur au sénéchal, et de Jeanne de Saint-Jean. Rien, dans ce feuillet, ne distingue l’enfant des autres fils de la bourgeoisie de robe qui peuplait alors les rues étroites descendant vers le Hédas: une famille honorable, des dossiers de procédure, un avenir tout tracé au barreau. Lagrèze prête à la mère une ascendance plus ancienne, les d’Abbadie de Sireix, abbés lays de la vallée d’Azun, dont les titres dormaient aux archives du château.
La maison natale elle-même fut longtemps disputée. Lagrèze tenait pour la rue qui portait déjà le nom de Bernadotte, et jugeait fautive l’inscription de marbre posée rue Tran. En 1879, Hilarion Barthety trancha en faveur de la maison Balagué, qui ouvre sur les deux rues à la fois — ce qui mettait tout le monde d’accord. La famille, selon lui, la quitta quand l’enfant avait cinq ans, pour une autre demeure de la rue Tran. Aujourd’hui encore, les galets, la brique et les galeries de bois donnant sur la cour disent ce qu’était une maison paloise modeste au XVIIIe siècle.
À Pau, on ne l’appelait ni Jean-Baptiste, ni Jules, ni Charles. Les prénoms familiers en -ou étaient alors de mode en Béarn, et Lagrèze, dans un autre livre, le nomme simplement «Titou de Bernadotte». Le «Jules» sous lequel on le connut plus tard était, dit-il, un prénom de fantaisie pris par le maréchal; le «Charles», il le reçut de son père adoptif. Le petit Titou, lui, était destiné au droit.
Dix ans dans le rang
Il avait dix-sept ans lorsqu’il partit. Le 3 septembre 1780, il s’engagea comme simple soldat au régiment Royal-La Marine. Son père, selon Lagrèze, s’opposa en vain à ce départ; il mourut quelques mois plus tard, et le registre de Saint-Martin le fait ensevelir au cimetière Notre-Dame le 31 mars 1781. Le jeune soldat connut la Corse, les fièvres, une permission passée à Pau — et, si l’on en croit la tradition recueillie par son biographe anglais Plunket Barton, un duel à l’épée au bosquet des Cordeliers, dont son adversaire, un nommé Castaing, sortit gravement blessé.
Nous possédons de ces années un document plus sûr que toutes les anecdotes. Le 16 mai 1793, Bernadotte adressa à son frère aîné une note de sa main où il recopiait ses états de service, et Lagrèze la publia. On y lit, sèche comme un registre de caserne, l’ascension d’un homme sans protection : grenadier le 20 mai 1782, caporal le 15 juin 1785, sergent le 31 août suivant, fourrier en 1786, sergent-major en 1788, adjudant le 7 février 1790, lieutenant le 6 novembre 1791. Près de dix ans pour franchir les premiers degrés. Sous l’Ancien Régime, un fils de procureur n’avait aucune chance de monter engrade.
La Révolution renversa l’ordre des choses. Lagrèze raconte qu’à Marseille, en 1790, l’adjudant Bernadotte arracha son colonel, le marquis d’Ambert, à une foule qui voulait l’égorger. Puis tout alla très vite. Général de brigade en 1794, après la victoire de Fleurus, où Kléber, dit-on, le pressa d’accepter le grade sur le champ de bataille même; général de division la même année. Le sergent de 1790 commandait des divisions quatre ans plus tard.
Deux Gascons
Il faut maintenant faire entrer en scène l’autre, celui dont l’ombre allait couvrir toute la vie de Bernadotte. Leur première rencontre eut lieu à Padoue, en mars 1797 : le Directoire envoyait à l’armée d’Italie des renforts tirés du Rhin, et Bonaparte, qui avait demandé qu’on ne lui adressât que des généraux de division distingués, reçut le Béarnais. Ils avaient tout pour se comprendre et tout pour se haïr. Bernadotte était l’aîné de six ans; il avait été général de division avant Bonaparte; il venait de ces armées du Rhin, républicaines et un peu dédaigneuses, qui regardaient avec méfiance la gloire trop éclatante de l’armée d’Italie. Dès la fin de 1797, le Directoire songea à faire de lui un contrepoids à Bonaparte en lui confiant l’Italie; Bonaparte fit annuler la nomination, et Bernadotte partit pour l’ambassade de Vienne, où la foule, au printemps de 1798, arracha et brûla le drapeau tricolore de sa résidence.
Il y eut ensuite une femme. En août 1798, Bernadotte épousa Désirée Clary, belle-sœur de Joseph Bonaparte — et premier amour, naguère fiancée, du jeune Napoléon. Le mariage fit entrer le Palois dans le cercle de la famille; il ne fit pas de lui un ami. Ministre de la Guerre pendant dix semaines, à l’été de 1799, tandis que Bonaparte était en Égypte, il devint l’homme des républicains ardents. Au 18 brumaire, il refusa de se joindre au coup d’État; il promit seulement de ne pas monter à cheval sans ordre d’une autorité légale, attendit en vain cette autorité, puis, le coup fait, se cacha quelques jours avec sa femme aux environs de la forêt de Sénart. Il avait, sur ce point, la légalité pour lui. Mais Bonaparte ne pardonnait guère à ceux qui avaient eu raison contre lui.
Dès lors, la rivalité ne cessa plus, tantôt ouverte, tantôt adoucie par les liens de famille — le fils de Bernadotte, Oscar, eut Napoléon pour parrain.
Le Premier consul l’éloigna en Bretagne, à la tête de l’armée de l’Ouest, où il acheva la pacification avec une modération que même ses adversaires lui reconnurent.
Mais il parlait trop. On prête à Bonaparte, en 1801, un mot terrible adressé à son frère Joseph: si ce Méridional à la tête chaude continuait à fronder les actes du gouvernement, il le ferait fusiller sur la place du Carrousel.
Madame de Staël, qui l’observait de près, voyait en Bernadotte le seul général de son temps qui réunît l’homme d’État et le soldat, et devinait pourquoi l’Empereur s’en défiait: il n’aimait pas trouver dans le même homme un sabre et une opinion. Il le fit pourtant maréchal en 1804, gouverneur du Hanovre, prince de Ponte-Corvo en 1806. Napoléon comblait ceux qu’il n’aimait pas; c’était une autre manière de les tenir.
Auerstaedt, ou la journée manquée
Sur le champ de bataille, le maréchal fut souvent brillant, jamais tout à fait heureux. À Austerlitz, son corps tint le centre sans y cueillir la gloire.
Mais c’est l’année 1806 qui va véritablement marquer Bernadotte. Quelques mots sur cette campagne, qui marque le sommet de l’art napoléonien.
La Prusse a marqué le XVIIIe siècle par le génie de Frédéric II, Frédéric le Grand. Elle reste donc, dans les esprits comme dans les états-majors, une très grande puissance militaire. À Berlin, pourtant, les esprits s’échauffent devant les récentes victoires de Napoléon. Le paisible roi Frédéric-Guillaume III hésite encore, mais autour de lui le parti de la guerre pousse à l’affrontement, avec au premier rang la reine Louise.
Les propos deviennent bravaches. On assure que les Français seront bientôt chassés. Des officiers prussiens vont jusqu’à aiguiser ostensiblement leurs sabres sur les marches de l’ambassade de France.
La guerre est déclarée à la France.
Le 8 octobre 1806, tandis que les généraux prussiens discutent encore des opérations à mener devant un Frédéric-Guillaume III passif et incrédule, Napoléon a déjà lancé ses forces. La progression française est foudroyante.
Le 14 octobre a lieu la journée décisive. Masqué par un épais brouillard, Napoléon écrase à Iéna ce qu’il croit être l’armée prussienne.
Il ignore qu’une masse considérable de troupes prussiennes, plus de 60 000 hommes, a fait demi-tour et tombe, à quelques lieues de là, sur le maréchal Davout, qui achève la manœuvre d’encerclement autour d’Auerstaedt. Davout ne dispose que d’environ vingt-sept mille hommes pour affronter des forces très supérieures.
Non loin de là, Bernadotte commande son propre corps, fort de près de vingt mille hommes. Davout cherchera ensuite à faire valoir qu’il avait demandé son concours — au moins le détachement d’une division.
Bernadotte, lui, ne viendra pas.
À Auerstaedt, Davout remporte l’une des victoires les plus éclatantes de l’Empire. Bernadotte, pourtant tout proche, ne paraît ni à Iéna ni à Auerstaedt.
Pourquoi ? L’accusation est connue : par jalousie, par une querelle de préséance avec Davout, dont il était l’ancien de sept ans comme général de division, Bernadotte aurait refusé de marcher avec lui et l’aurait laissé seul sous le feu.
Le 21 octobre, Berthier écrivit au maréchal, sous la dictée de l’Empereur, que Sa Majesté, n’étant point accoutumée « à voir sacrifier ses opérations à de vaines étiquettes de commandement », tenait son absence pour une faute qui avait pu compromettre l’armée.
Selon Bourrienne, Napoléon aurait dit que, s’il l’avait traduit devant un conseil de guerre, il eût été fusillé ; et Bernadotte, interrogé, aurait répondu qu’il en croyait l’Empereur capable, qu’il le haïssait parce qu’il savait n’être pas aimé de lui, et que, s'il était Gascon, "l’autre" l’était encore davantage ! Il n'empêche qu'il commet ce jour là une grave erreur de jugement, sous prétexte d’un ordre équivoque, et aggravée par son orgueil. Les jours suivants, Bernadotte emporta Halle d’assaut, puis, au terme d’une poursuite de trois semaines, força Blücher à capituler à Lübeck ; il y fit prisonnier un détachement suédois, qu’il traita avec des égards dont on se souviendrait à Stockholm.
Wagram, ou la gasconnade
Blessé à la tête à Spanden en juin 1807, il manqua Friedland. En 1809, on lui donna un corps presque entièrement composé de Saxons, dont il ne cessa d’écrire qu’ils étaient braves mais incapables d’agir seuls; on ne l’écouta pas. Le 5 juillet, veille de Wagram, ses Saxons entrèrent dans le village, furent pris dans l’obscurité sous le feu de leurs propres alliés et durent l’abandonner, tandis que sa réserve lui avait été retirée sans qu’il en fût averti. Il cria à la trahison et, plus imprudemment, confia à un envoyé de l’état-major qu’avec vingt mille hommes il eût fait capituler l’archiduc presque sans combat. Le lendemain, sous le choc autrichien, les Saxons se débandèrent; Bernadotte les rallia en s’exposant avec une bravoure que nul ne conteste. Napoléon, raconte-t-on, lui demanda s’il s’agissait là de la manœuvre savante qui devait réduire l’archiduc à mettre bas les armes.
Tout cela eût été oublié sans l’ordre du jour. Quelques jours après la bataille, Bernadotte félicita ses Saxons d’être restés, sous la mitraille, «immobiles comme l’airain», et s’attribua une part de la victoire. L’Empereur, qui avait vu ces colonnes se débander, répliqua, dans un ordre confidentiel adressé aux maréchaux, que cette colonne de granit avait constamment été en déroute; Bernadotte quitta l’armée. Rappelé quelques semaines plus tard pour défendre Anvers contre le débarquement anglais de Walcheren, il fut de nouveau écarté à l’automne. En 1810, Bernadotte était un maréchal sans commandement, que l’Empereur ne voulait ni employer ni perdre. On comprend que le jugement de la postérité se soit durci: l’homme avait de l’orgueil, de l’ambition, la parole trop prompte, et ce goût de la gasconnade que Napoléon lui reprochait en Gascon. Mais on comprend aussi que ses témoins les plus sévères, Davout et Marbot, n’étaient pas ses amis, et que l’Empereur, à Sainte-Hélène, n’avait aucun intérêt à le ménager.
Un maréchal français en disgrâce vient d’être élu prince héritier de Suède. La seconde vie de Bernadotte commence.
« Que la destinée s’accomplisse ! »
En 1810, la Suède cherchait un héritier. Le vieux roi Charles XIII n’avait pas d’enfant; le prince qu’il avait adopté venait de mourir subitement. Les États du royaume se souvinrent du maréchal qui avait gouverné les villes hanséatiques avec modération, et dont les prisonniers de Lübeck avaient gardé bon souvenir. Qu’il fût alors en disgrâce à Paris ne gâtait rien: on ne le soupçonnerait pas d’être l’homme de l’Empereur. Le 21 août 1810, ils élurent Bernadotte prince héritier. Selon le récit de Madame de Staël, Napoléon l’écouta une heure en marchant à ses côtés, multiplia les objections, puis lâcha tout à coup: «Que la destinée s’accomplisse!» Bernadotte se fit répéter la phrase, comme pour mieux s’assurer de son bonheur. L’anecdote est trop belle pour être tenue pour certaine; elle a du moins le mérite de dire l’essentiel, qui est que le Palois partit pour Stockholm avec le consentement boudeur de l’Empereur.
Devenu Charles-Jean, il fit ce qu’aucun Français ne lui pardonna tout à fait: il fut Suédois. Quand Napoléon fit occuper la Poméranie suédoise en 1812, le prince royal se tourna vers la Russie et l’Angleterre. En 1813, à la tête de l’armée du Nord des coalisés, il fit face à ses anciens camarades: ses troupes battirent Oudinot à Grossbeeren le 23 août, puis Ney à Dennewitz le 6 septembre, sauvant deux fois Berlin, et prirent part à Leipzig. On lui reprocha, dans son propre camp, ses lenteurs et sa prudence; les Prussiens portèrent le poids des combats. En 1814, il caressa même l’espoir de succéder à Napoléon sur le trône de France, que le tsar avait un moment évoqué pour lui; Paris ne voulut pas de ce maréchal passé à l’ennemi, et il se contenta de la Norvège, que le traité de Kiel donnait à sa patrie d’adoption. Lagrèze, qui plaide ici pour son héros, cite une lettre à l’Empereur où le prince royal se disait «Suédois par honneur et par devoir», mais uni encore par ses vœux «à cette belle France qui m’a vu naître». Il faut laisser au lecteur le soin de juger. Mais il faut rappeler aussi que, en apprenant la mort de Napoléon, Charles-Jean écrivit à son fils que venait de s’éteindre à Sainte-Hélène le plus grand capitaine paru sur la terre depuis Jules César.
L’ancien maréchal de Napoléon commande désormais l’une des armées de la coalition qui combat l’Empire.
Le roi du Nord et la ville d’Henri IV
Charles XIII mourut le 5 février 1818. Le fils du procureur de Pau fut couronné à Stockholm le 11 mai, puis à Trondheim, pour la Norvège, le 7 septembre. Il prit pour devise: «L’amour du peuple est ma récompense.» Il régna vingt-six ans, sans guerre, fit creuser le canal de Göta qui joint la mer du Nord à la Baltique, et mourut le 8 mars 1844. Sa dynastie règne encore.
Pau, il ne l’oublia pas. Maréchal, il avait écrit à l’Empereur, le 29 messidor an XII, pour solliciter que le vieux château abandonné fût érigé en palais impérial. Roi, il voulut, selon Lagrèze, acheter la maison où il était né pour l’offrir à la ville et en faire un asile pour de vieux soldats; le propriétaire refusa, et le projet mourut avec lui. Il envoya donc des pierres. Ce n’est pas le moindre charme de cette histoire que le roi de Suède ait voulu parer la demeure du roi de Navarre, comme si le second Béarnais couronné rendait hommage au premier. Les Palois du XIXe siècle aimaient d’ailleurs à les associer, et les images populaires les montrèrent souvent côte à côte.
Pau eut donc deux rois parmi ses enfants. Le premier, pour ceux qui visitent le château qui lui est consacré s’appelle Henri IV roi de France et de Navarre, mélange étonnant de bravoure et de bonhomie dans une époque terrible. Le second est moins connu. Le portrait que nous venons de dresser est plus ambivalent, le personnage moins sympathique et surtout, combattit des Français. Les Gascons traineront donc éternellement une réputation d’inconstance.
Son nom reste cependant pour moi associé à ce bâtiment massif dans lequel travailla un homme qui me fut cher : mon père…
Sources & bibliographie
- Bascle de Lagrèze (G.), Le Château de Pau (souvenirs historiques), son histoire et sa description, Pau, 1855, chap. XII, «Le Béarnais roi de Suède et de Norvège», p. 307-331 environ. — Source principale: famille, légende d’Azun, livres de droit annotés, états de service de 1793, sépulture du père, dons au château, projet d’achat de la maison natale. Numérisation: archive.org
- Bascle de Lagrèze (G.), La Société et les mœurs en Béarn, Pau, 1886, p. 500. — Le surnom de «Titou de Bernadotte» et le prénom «Jules». Numérisation: archive.org
- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, acte de baptême de Jean Bernadotte, 27 janvier 1763 (4 E 445/3); lettre de Bernadotte à son frère (1 J 1906/2). — Naissance, filiation, chronologie. Présentation: archives.le64.fr, «Bernadotte, roi de Pau».
- Barton (Sir D. Plunket), Bernadotte, the First Phase, 1763-1799, Londres, 1914, chap. II-III et appendice 6. — Duel du bosquet des Cordeliers; résumé de la brochure de Barthety sur la maison natale. Numérisation: archive.org
- Barton (Sir D. Plunket), Bernadotte and Napoleon, 1763-1810, Londres, 1921, chap. I-V, XX-XXIII, XXXIII-XXXVI. — Relations avec Bonaparte (Padoue 1797, Brumaire, armée de l’Ouest); Schleiz, Iéna-Auerstaedt (dépêche de Berthier à Davout du 13 octobre 1806, lettre de reproches du 21 octobre, texte français cité); Halle, Lübeck; Wagram et l’ordre du jour aux Saxons. Auteur favorable à Bernadotte. Numérisation: archive.org
- Barton (Sir D. Plunket), Bernadotte, Prince and King, 1810-1844, Londres, 1925, chap. XIV-XV et XXI. — Grossbeeren, Dennewitz, Leipzig; espoirs de 1814 sur le trône de France. Numérisation: archive.org
- Guide de Pau, publié par la Commission syndicale de la ville de Pau, s. d. [XIXe siècle], p. 24-46 environ. — Emplacement des vases de porphyre dans l’hémicycle et du «salon Bernadotte». Numérisation: archive.org
- Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, NAF 28823, Lettres du maréchal Bernadotte (79 lettres), dont une lettre au conseiller Bascle de Lagrèze, Stockholm, 16 novembre 1830. — Lien entre Bernadotte et la famille Lagrèze. Numérisation: Gallica
- Mironneau (P.) et Menges-Mironneau (Cl.), notice «Paul Gabriel Bascle de Lagrèze, conseiller à la cour», Catalogue des dessins du musée national du château de Pau, 2007 (dessinsdepau.fr). — Alliance des Lagrèze avec la famille Bernadotte.
- Base Mérimée, notice PA00084487, «Maison natale de Charles Bernadotte», classement MH du 10 décembre 1953; Pireneas, «Maison Bernadotte» (cartes postales anciennes, Bibliothèque patrimoniale de Pau). — Description de la maison.

