AUX ORIGINES DE LA GASCOGNE — III

Du Vascon au Gascon

La naissance de la Gascogne

Au tournant du VIIe siècle, un peuple est descendu des Pyrénées et a saisi les terres entre Garonne et Adour. On l'appelait alors les Vascons. Quatre cents ans plus tard, ce même peuple porte un autre nom, habite un duché reconnu, parle une langue romane qu'on ne confond avec aucune autre. Il s'appelle désormais les Gascons. Comment, par quels chemins, par quelles épreuves un Vascon devient-il un Gascon ? Voici le récit d'une mutation — sans bataille décisive, sans fondateur unique, sans date de naissance. L'histoire d'un peuple qui n'a pas été soumis, qui n'a pas disparu, qui n'a pas été assimilé — qui a simplement persisté en se transformant.

I

Le peuple sans maître

Au tournant du VIe et du VIIe siècle, les Vascons sont descendus des montagnes. Ils ont franchi les cols, occupé les vallées, débordé sur la plaine, et installé leur présence sur ces terres que les Wisigoths avaient cessé de tenir et que les Francs n'avaient pas encore su prendre. La chronique de Frédégaire le note brièvement, vers 602 : les rois mérovingiens Théodebert et Thierry II envoient une expédition contre eux, font soumettre quelques chefs, nomment un duc — un certain Genialis. Genialis est, dans nos sources, le premier nom propre de la Vasconie organisée.

Mais il faut comprendre ce que signifie cette « soumission ». Les Mérovingiens ne tiennent pas la Vasconie ; ils la reconnaissent. Ils ne lui imposent pas un comte du palais ; ils lui donnent un duc qu'elle accepte. La nuance est capitale. Là où les Francs ont conquis l'Austrasie ou la Neustrie, là où ils ont brisé la Burgondie, ils n'ont pas pu briser la Vasconie. Ils ont composé. Ils ont créé une marche — une terre frontalière, intégrée formellement au royaume franc, mais où l'autorité réelle reste entre les mains du peuple lui-même et de ses chefs.

Cette singularité n'est pas accidentelle. Elle vient de loin. Les Vascons ne sont pas un peuple germanique parmi d'autres, descendu dans la grande migration du Ve siècle. Ils sont là depuis bien plus longtemps — depuis les temps protohistoriques, depuis ce noyau primordial des Pyrénées occidentales que Rome elle-même n'avait jamais soumis qu'à demi. Ils parlent une langue qui n'est ni latine, ni germanique, ni celtique — une langue d'avant les langues, qui se parle encore aujourd'hui de l'autre côté des Pyrénées sous le nom d'euskara. Ils ont leurs lois, leurs structures, leur fidélité à eux-mêmes. Et quand ils descendent dans la plaine, ils n'y viennent pas en migrants, en réfugiés, en soumis — ils y viennent en maîtres.

Tout au long du VIIe siècle, les ducs vascons se succèdent dans une obscurité presque complète. Les chroniques franques les mentionnent à peine, et toujours pour les mêmes raisons : ils se révoltent, on envoie une expédition, on les soumet de nouveau, et tout recommence dix ans plus tard. Frédégaire encore : en 635, le roi Dagobert envoie contre eux une grande armée commandée par dix ducs. Les Vascons sont battus, leurs chefs viennent faire amende honorable au roi. Mais à peine les Francs ont-ils tourné les talons que les Vascons reprennent la liberté. Ils ne savent pas obéir longtemps.

C'est dans cette obstination tranquille, dans ce refus permanent et patient de l'autorité étrangère, que se forge le premier visage de ce qui deviendra la Gascogne. Le peuple vascon n'est pas seulement géographique : il est éthique. Il a une manière à lui d'être au monde — une fidélité aux siens qui passe avant la fidélité au roi, une indifférence souveraine aux titres lointains, une attache farouche à la terre et aux usages. Cela durera mille ans. Cela dure encore.

II

L'enchevêtrement aquitano-vascon

Vers le milieu du VIIe siècle, quelque chose change. La Vasconie cesse d'être seule. Au nord, l'Aquitaine — vaste ensemble qui couvre la moitié sud de la Gaule, du Poitou aux Pyrénées — se constitue elle aussi en principauté quasi indépendante du royaume franc. Et progressivement, dans une obscurité que les sources nous laissent à peine entrevoir, les deux entités s'enchevêtrent. Un même duc, à un moment donné, porte les deux titres. Un même peuple combat pour les deux causes.

Le premier nom qui émerge avec quelque netteté est celui de Félix, duc d'Aquitaine et de Vasconie vers 660. Puis vient Loup Ier, qui gouverne dans les années suivantes et installe la dynastie. Vers 688 naît son successeur, qui portera le destin du duché à son sommet : Eudes, dit le Grand, troisième duc d'Aquitaine et de Vasconie.

Eudes accède au pouvoir au début du VIIIe siècle. En 717, le roi mérovingien Chilpéric II le reconnaît comme souverain d'Aquitaine — un titre de princeps qui revient presque à celui de roi. Eudes est alors à la tête d'un ensemble immense, qui s'étend de la Loire aux Pyrénées et déborde même au-delà. Son armée est composite : Aquitains des plaines, Vascons des montagnes, mercenaires divers. Sa politique ne l'est pas moins. Il joue, comme tous les princes de son temps, le grand jeu des alliances et des rebellions face aux maires du palais d'Austrasie — au premier rang desquels un certain Charles, qu'on appellera bientôt Martel.

Mais l'histoire d'Eudes n'est pas seulement celle d'un prince franc parmi d'autres. C'est aussi celle de l'homme qui, le premier, arrête les Sarrasins en Occident.

En 711, les Omeyyades ont anéanti le royaume wisigothique d'Espagne à Guadalete. Quelques années suffisent : ils sont au pied des Pyrénées, ils les franchissent, ils prennent Narbonne en 719. En 721, leur gouverneur Al-Samh ibn Malik al-Khawlani assiège Toulouse. La ville résiste, mais elle ne tiendra pas longtemps. Eudes part chercher du secours. Il trouve des renforts en Neustrie, en Bourgogne — les Austrasiens de Charles Martel, eux, sont occupés à guerroyer contre les Saxons. Et le 9 juin 721, à la tête d'une armée mêlée d'Aquitains et de Vascons, il revient briser le siège de Toulouse.

La bataille est foudroyante. Eudes attaque par surprise, déborde les Sarrasins, les écrase. Al-Samh tombe au combat. Les pertes omeyyades, comptées avec une précision rare pour l'époque, s'élèvent à trois mille sept cent cinquante morts. C'est un désastre dont les chroniqueurs arabes eux-mêmes reconnaîtront plus tard qu'il fut, pour leur cause, plus déterminant que celui de Poitiers onze ans plus tard.

Et dans cette armée victorieuse, les Vascons ont leur part. La part la plus rude, peut-être : celle de l'infanterie de montagne, des combattants endurcis aux longues marches, des hommes pour qui l'embuscade et l'attaque-éclair sont une seconde nature. Toulouse 721 n'est pas seulement la victoire d'Eudes ; c'est aussi le moment où le peuple vascon prend part, sur le sol même de la chrétienté, à la défense de l'Occident contre la conquête musulmane. Un peuple qu'on disait sauvage, et qui sauve la Garonne.

III

La conquête carolingienne et la résistance

Eudes meurt en 735. Avec lui s'éteint l'âge d'or de la principauté aquitano-vasconne. Ses successeurs, Hunaud Ier puis Waïfre, vont devoir affronter une dynastie nouvelle qui a, elle, des moyens et une volonté que les Mérovingiens fatigués n'avaient plus : les Carolingiens. Charles Martel d'abord, puis son fils Pépin le Bref, puis son petit-fils Charlemagne — trois générations qui vont s'attaquer méthodiquement à l'autonomie aquitaine, et avec elle à la Vasconie.

La guerre dure une vingtaine d'années. Pépin le Bref, devenu roi des Francs en 751, s'acharne contre Waïfre dans une campagne longue et cruelle. Les chroniques carolingiennes sont laconiques mais éloquentes : on brûle les villas, on rase les forteresses, on massacre les populations. Waïfre est traqué de bois en bois, finalement assassiné en 768. Son fils Hunaud II tente de relever la résistance, se réfugie chez les Vascons, demande asile au duc Loup II — qui le livre à Charlemagne plutôt que de risquer la guerre. La principauté aquitaine est désormais soumise.

Mais soumise ne veut pas dire absorbée. Charlemagne, plus politique que son père, comprend qu'on ne tient pas durablement ces terres par la pure force. En 781, il crée pour son fils Louis — qu'on appellera Louis le Pieux — un royaume d'Aquitaine qui inclut la Vasconie. Le geste est habile : il intègre la principauté dans l'Empire sans la dissoudre, lui donne un roi propre tout en le subordonnant au pouvoir impérial, restaure la dignité régionale tout en plaçant la couronne sur la tête d'un Carolingien. La Vasconie est désormais dans l'Empire — mais elle a un roi, et ce roi tient sa cour à Toulouse, à Bordeaux, à Aix.

Pour autant, le peuple vascon ne plie pas vraiment. Il se soulève en 769 contre Charlemagne lui-même, qui doit venir personnellement remettre l'ordre. Il se soulève encore en 778, à un moment qui restera dans la mémoire de l'Europe — mais qui mérite son propre récit, et qu'il faut ici simplement laisser au seuil. Il se soulève en 812, en 816, en 819. Chaque génération de Carolingiens trouve une génération de Vascons pour lui rappeler que la soumission est superficielle, que les serments d'allégeance valent ce qu'ils valent, et que le peuple n'a pas oublié sa liberté primordiale.

Cette résistance n'est pas un échec ; elle est une stratégie. Les Vascons ne cherchent pas à renverser l'Empire — ils cherchent à le tenir à distance. Ils prêtent l'allégeance quand il le faut, ils la reprennent dès qu'ils peuvent. Ils habitent la marge. Et c'est précisément en habitant la marge qu'ils gardent leur substance. L'Empire passe ; les Vascons restent.

IV

Quand Wasconia devient Gasconia

Pendant ces décennies tumultueuses, dans le silence des chancelleries et des scriptoria, quelque chose de plus profond est en train de se produire. Quelque chose qui n'apparaît dans aucune chronique, qui n'est l'œuvre d'aucun roi ni d'aucun duc, et qui pourtant change tout. Les mots changent.

Au VIIe siècle, les chartes mérovingiennes écrivent Wasconia. Les chroniqueurs latins parlent des Wascones. C'est ainsi que Frédégaire les nomme, c'est ainsi qu'ils figurent dans les diplômes royaux, dans les actes de donation aux monastères, dans les lettres pontificales. Au IXe siècle, dans les mêmes types de documents, on lit Gasconia et Gascones. Le glissement s'est fait, presque insensiblement, dans la durée d'une ou deux générations de scribes. Personne ne l'a décidé. Personne ne l'a même remarqué. Mais le peuple a changé de nom.

Pour le philologue, le phénomène est familier. C'est l'une des grandes mutations phonétiques de la langue romane occidentale : le W- initial, son germanique étranger au système latin, se transforme en G- dans le passage du latin parlé tardif au gallo-roman. Le mot germanique werra devient guerra puis guerre. Le prénom Wilhelm devient Guilhem puis Guillaume. Wido devient Guy. Wardôn devient garder. La même loi, la même mécanique de la langue, transforme Wasco en Gasco, Wasconia en Gasconia.

Mais réduire cette mutation à une simple loi phonétique serait passer à côté de l'essentiel. Car ce qui se passe ici n'est pas seulement le glissement d'une consonne. C'est le glissement d'un peuple à l'intérieur d'un autre monde.

Tant qu'on dit Wascones, on désigne un peuple perçu comme étranger, comme entré du dehors, comme parlant une langue d'ailleurs — une langue qui n'est pas la nôtre, qui ne porte pas nos sons, dont l'initiale même résiste à notre bouche. Le W est, dans la phonétique romane, un signe d'altérité. Quand un scribe latin ou gallo-roman écrit Wasconia, il écrit la marque d'une étrangeté. Il dit : voici un peuple qui n'est pas comme nous.

Quand on commence à dire Gascones, quelque chose s'est déplacé. Le mot a été apprivoisé, intégré, romanisé. Il est entré dans la bouche des Gallo-Romains comme un mot qui leur appartient. Il a perdu son aura d'étrangeté radicale. Le peuple ainsi nommé n'est plus le peuple qui descend des montagnes ; c'est le peuple qui habite la marche, qui combat dans les armées de l'Empire, qui paie ses dîmes aux évêques carolingiens, qui parle une langue qu'on commence à reconnaître comme cousine du roman du Nord.

Cette mutation n'est ni une assimilation, ni une perte. Le peuple n'a pas été dissous. Sa langue n'est pas devenue le francien. Son tempérament n'a pas plié. Mais quelque chose, dans son rapport au monde, a basculé. Le Vascon était un Autre. Le Gascon est un nôtre — un nôtre singulier, irréductible, mais un nôtre. Il est devenu une figure familière de l'Occident roman. Il a rejoint le concert des peuples chrétiens sans cesser d'avoir sa voix propre.

Au sud des Pyrénées, ses cousins resteront, eux, des Vascones. La consonne initiale ne se romanisera pas dans la langue basque, qui n'a pas connu cette mutation. Aujourd'hui encore, on dit Vasco en castillan, vascon en français pour désigner les anciens habitants des deux versants pyrénéens. Le mot Gascon, lui, ne désigne plus que ceux du nord — ceux qui ont fait le passage du W au G, ceux qui ont consenti à la mue romane sans perdre leur âme.

C'est là, dans cette consonne qui change, que se joue la naissance véritable de la Gascogne. Pas dans une bataille, pas dans un édit, pas dans un sacre. Dans le glissement silencieux d'un son.

V

La dynastie des ducs et l'enracinement du nom

Au cours du IXe siècle, à mesure que le mot Gasconia s'installe dans les chartes, une chose nouvelle apparaît dans les sources : une lignée propre de ducs, distincte de la lignée aquitaine, ancrée dans son territoire propre. La Gascogne ne se contente plus d'être un peuple ; elle devient une principauté avec une dynastie héréditaire.

Le fondateur de cette lignée porte un nom qui dit assez d'où il vient : Sanche-Mitarra. Sanche, ou Sancho, est un prénom typiquement vasco-pyrénéen, qu'on retrouvera de l'autre côté des Pyrénées dans la lignée des rois de Pampelune et de Navarre. Mitarra serait, selon certaines hypothèses, un sobriquet d'origine basque. Cet homme, qui apparaît dans les sources vers 816, gouverne la Gascogne jusqu'à sa mort vers 836. C'est sous son autorité que se cristallise une principauté distincte du royaume d'Aquitaine, soumise nominalement à l'Empire, mais qui se gouverne elle-même.

Lui succèdent Sanche II Mitarra, puis surtout Garcia Sanche (864-893), qui consolide la dynastie et l'inscrit durablement dans le paysage politique du Sud-Ouest. Au tournant du Xe siècle, la Gascogne est gouvernée par une suite ininterrompue de ducs qui se transmettent le pouvoir de père en fils. Le territoire s'étend du Médoc aux Pyrénées, de l'Atlantique aux confins du comté de Toulouse. Les ducs frappent monnaie, président des conciles, dotent des monastères. Ils sont, dans leur sphère, presque des rois.

Cette autonomie est facilitée par l'effondrement de l'Empire carolingien. À mesure que les héritiers de Charlemagne s'épuisent dans leurs querelles fratricides, à mesure que les invasions normandes ravagent les côtes, à mesure que le pouvoir central perd sa prise, les principautés régionales se renforcent. La Gascogne profite de ce relâchement comme l'Aquitaine, comme la Bretagne, comme la Septimanie. Mais elle ajoute à cela ce qu'elle est seule à posséder : une identité enracinée depuis trois siècles dans une mémoire propre, une langue distincte, une fidélité à elle-même.

Au début du Xe siècle, le mot Gascogne est entré dans la langue commune. On l'écrit dans les chartes, on le prononce dans les actes, on le grave sur les tombeaux. Le peuple a un nom nouveau, un duché reconnu, une dynastie héréditaire, un territoire défini, une langue qu'on commence à appeler le gascon. Il a tout ce qui fait, au Moyen Âge, l'identité d'une nation. La trilogie peut se clore.

◆ ❦ ◆

Du Vascon descendu de ses montagnes au Gascon enraciné dans son duché, quatre siècles ont passé. Le peuple n'a pas été soumis ; il a négocié. Il n'a pas disparu ; il a muté. Il n'a pas été assimilé ; il a consenti à entrer dans le monde roman sans cesser d'être lui-même. La Gascogne n'est pas née d'une fondation, d'une bataille, d'un édit. Elle est née d'une persistance — celle d'un peuple qui, sous la pression des Mérovingiens, des Carolingiens, des Sarrasins, des évêques et des rois, a su garder ce qu'il était en acceptant de devenir autre. Quand au Xe siècle un scribe latin écrit Gasconia dans une charte de Saint-Sever ou de la Réole, il ne nomme pas un peuple nouveau. Il nomme la même obstination, sous un autre vêtement.

Notice bibliographique

Sources

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Éginhard, Vie de Charlemagne, éd. et trad. Michel Sot et Christiane Veyrard-Cosme, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Auteurs latins du Moyen Âge », 2014, 200 p. [Témoignage carolingien de premier ordre sur les rapports de Charlemagne avec la Vasconie.]

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Études

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Higounet Charles, Bordeaux pendant le haut Moyen Âge, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, 1963, 304 p. [Le grand historien du Sud-Ouest médiéval, qui a renouvelé la connaissance de la Gascogne haut-médiévale.]

Cursente Benoît, Des maisons et des hommes — La Gascogne médiévale (XIe-XVe siècle), Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 1998, 472 p. [Pour la Gascogne après sa naissance, mais avec des chapitres lumineux sur l'enracinement du nom et de l'identité.]

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Sur la mutation linguistique

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Rohlfs Gerhard, Le Gascon — Études de philologie pyrénéenne, Tübingen & Pau, Max Niemeyer Verlag & Marrimpouey Jeune, 3e éd., 1977, 252 p. [Ouvrage de référence du grand romaniste allemand, qui a établi la spécificité du gascon dans le concert des langues romanes et analysé en détail le passage du w- au g-.]

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