Carnet photographique · Lot-et-Garonne
Bonaguil
La forteresse, la pierre et le vertige
Prologue
Une citadelle hors du temps
À Bonaguil, l’architecture ne se contemple pas d’un seul regard. Elle se découvre par seuils, par détours et par brusques échappées vers le ciel. Ce carnet suit ce mouvement : approcher la forteresse, franchir ses défenses, lire ses blessures, descendre dans son ombre — puis lever une dernière fois les yeux.
Franchir
Le seuil de la forteresse
Le chemin se resserre. Entre les tours, l’arche devient une invitation autant qu’un avertissement.
Le silence au cœur des murs
À l’écart des masses défensives, la chapelle pose une lumière plus douce. La pierre s’y fait moins menaçante, presque familière.
Un visage dans la pierre
L’ange et son écu interrompent la rudesse des murailles. L’érosion n’efface pas le geste du sculpteur : elle lui ajoute la profondeur des siècles.
II · Défendre
La géométrie du vertige
Ponts, fossés, courtines et tours s’emboîtent. La forteresse devient une machine de pierre dont le regard peine à mesurer la profondeur.
Lire
Le château ouvert
Depuis les hauteurs, les ruines se changent en plan. Les pièces disparues, les circulations et les vides racontent encore l’édifice.
S’élever
Au-dessus de la vallée
Sur la terrasse, le vide devient lumière. Plus loin, le logis et les tours reprennent toute leur puissance verticale.
V · Descendre
Dans l’ombre du rocher
La pierre bâtie cède la place à la pierre creusée. La lumière se retire, les parois se rapprochent, le château devient silence.
Épilogue
Lever les yeux
Bonaguil · La pierre et le ciel
